Ce chien de notre élevage démontre régulièrement ses capacités au travail dans le pistage et la recherche au sein du groupe d’investigation cynophile (GIC) de Valdahon
Voici l’article de l’Est Républicain Publié dans L’Est Républicain le 29 mai 2026, signé Willy Graff. et les photos associés ! Bravo à ce chien.

DoubsSaint-Vit quadrillé par les gendarmes et le GIGN : cinq fuyards armés interpellés
Une véritable chasse à l’homme orchestrée par la gendarmerie a abouti à l’arrestation de cinq individus armés, ce vendredi près de Saint-Vit. Le gang a été pris en chasse depuis le domicile d’une employée d’une société spécialisée dans l’or et les métaux précieux. Pour les enquêteurs, aucun doute : la salariée était sur le point d’être séquestrée, voire enlevée.
Que se passait-il ce vendredi 29 mai près de Saint-Vit ? Cette question a rythmé la matinée de nombreux riverains et automobilistes du secteur, surpris par l’ampleur du dispositif de gendarmerie déployé sous leur nez.
Antenne dijonnaise du GIGN, hélicoptère, pilotes de drone, motards, équipe cynophile… Une soixantaine de gendarmes au total ont arpenté les environs, en milieu urbain comme en zones plus reculées, traquant sans relâche trois fugitifs.
« L’excellent réflexe » de l’employée ciblée
Tout a démarré par un coup de fil, aux allures d’étincelle. Celui d’une employée travaillant pour le compte d’une société maniant de l’or et des métaux précieux. « Elle se trouvait à son domicile quand elle a repéré un véhicule suspect. Elle a alors eu l’excellent réflexe d’appeler la gendarmerie », explique le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin.
Action, réaction, une patrouille se présente à l’adresse indiquée, faisant aussitôt fuir la fameuse voiture, qui se révélera volée et immatriculée avec de fausses plaques. Une course-poursuite s’engage jusqu’à un chemin boisé à proximité. Coincés, les fuyards tentent de percuter la voiture de gendarmerie, avant de se carapater à pied. Seuls deux d’entre eux sont interpellés sur place.
Tout l’équipement de gens qui s’apprêtaient à passer à l’acte.
Une chasse à l’homme s’ouvre, intense. Des barrages sont notamment installés sur la D13, partiellement fermée à la circulation, les gendarmes n’hésitant pas à faire ouvrir certains véhicules pour s’assurer qu’ils ne servaient pas de cache aux fugitifs.
Sur place, la tension est palpable, mais les efforts des militaires paient. « Grâce à leur réactivité et à l’ampleur des moyens mobilisés, les gendarmes ont fini par intercepter les trois autres mis en cause en fin de matinée. Ont également été retrouvés deux armes de poing, des gants et tout l’équipement de gens qui s’apprêtaient à passer à l’acte », poursuit le procureur.
Un phénomène « inquiétant »
Ouverte pour tentative de vol en bande organisée et tentative d’enlèvement ou séquestration, l’enquête a été confiée aux gendarmes de la section de recherche de Besançon, chargés entre autre de mener les auditions. La garde à vue des cinq individus pourra, si besoin, être prolongée jusqu’à 96 heures.
Depuis quelques années, les sociétés de joaillerie et d’horlogerie de la région vivent dangereusement. De multiples faits de vols à main armée, parfois émaillés de violence, ont été constatés de part et d’autre de la frontière franco-suisse. « C’est encore ce secteur d’activité qui était ciblé. C’est un phénomène inquiétant. Non seulement on s’attaque aux locaux de ces entreprises, mais on s’en prend aussi à l’entourage professionnel », s’alarme le procureur de la République.
L’incroyable flair de Swatt a payé
Pour la gendarmerie, l’opération menée à Saint-Vit est un modèle du genre. La traque menée par la colonelle Elodie Montet et ses équipes a été alimentée par une impressionnante « montée en puissance » des moyens engagés, du local au zonal, afin de « boucler tout le territoire ».
« Rien n’aurait été possible sans l’appel de cette femme, qui a été très courageuse. Il ne faut jamais hésiter à composer le 17 si vous voyez un véhicule suspect… Ensuite, nous, on sait faire », insiste la colonelle. « Si les gens refusent l’installation de la criminalité organisée, ils peuvent nous aider, et c’est ce qui s’est passé ce vendredi », salue-t-elle, en référence à différents signalements parvenus en temps réel aux forces de l’ordre.
La patronne de la gendarmerie du Doubs tient également à féliciter… Swatt ! Ce chien de recherche au flair incroyable et son maître Loïc, du groupe d’investigation cynophile (GIC) de Valdahon, ont joué un rôle décisif. L’animal n’a eu besoin que de l’odeur d’une basket abandonnée par l’un des fuyards, pour remonter sa piste jusqu’à un étang. Ne repérant rien d’anormal, son maître a d’abord songé à une erreur, ou à une volonté de son acolyte de se rafraîchir, tant il faisait chaud. Face à l’insistance de Swatt, Loïc lui a laissé sa chance. Et le chien a soudain plongé sa tête dans l’eau, pour ressortir avec… un bras entre ses crocs !
L’un des suspects poursuivis avait eu l’audacieuse idée de s’immerger de la tête aux pieds dans l’étang, à faible profondeur, afin de gober un filet d’air de temps en temps… Bien tenté, mais au jeu du cache-cache, Swatt et son maître Loïc restent imbattables.
